Le Voyage sans Fin...

03 novembre 2014

Les couleurs de l'Islande

Parfois, la beauté se passe de mots.

Alors je vous laisse découvrir l'Islande à travers ses couleurs aux multiples variations.

1. Un vélo qui ne va nulle part...

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2. Le tricot, un sport national! Street art aux couleurs de la Gay Pride

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3. Seljalandfoss, la première cascade d'une longue série

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4. Skogafoss, seconde cascade, encore plus impressionnante!

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5. Plage de sable noir de Dyrholaey

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6. Glacier de Svinafellsjokull

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7. Ascension-promenade du glacier "hey ho, hey ho!"

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8. Immensité des champs de lave (parc national de Skaftafell)

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9. Lac glaciaire de Jokulsarlon (the best place!)

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10. Des glaçons en forme de moutons

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11. Sculpture de glace

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12. La course folle de l'iceberg vers l'océan et la libertééé!

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13. Un glaçon dans votre boisson?

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14. Les toits de tourbe ou l'art du camouflage de sa maison

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15. Champ de lave

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16. Entrée magistrale dans la faille éruptive d'Eldgja

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17. Au coeur de l'aventure, Landmannalaugar

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18. Landmannalaugar, à couper le souffle

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19. Code de la route islandais: le mouton est toujours prioritaire... et il ne se gêne pas pour nous le rappeler, souvent

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20. Landmannalaugar et sa pelouse verte fluo!

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21. Cratère de Ljotipollur

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22. Cratère de Ljotipollur: fantaisie tricolore

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23. Résistante

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24. No man's land

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25. Gjain - Eden

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26. Geyser. Un petit bain (100°C)

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27. Gullfoss

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28. Hvitarnes, le refuge du bout du monde

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29. Hvitarnes au point du jour

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30. Sommet et vue sur le champ glaciaire du Hofsjokull et calotte du Langjokull. Un froid polaire!

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31. Le repos du guerrier

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32. Pénisule de Snaefellsnes

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33. Cliché

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34. Chevaux Vikings

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35. Blue Lagoon

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36. Envolée

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20 juillet 2014

Didi, 31 ans et demi... et le choix d'un monde

A la bibliothèque municipale, un petit livre rouge sur la table des nouveautés attire mon attention. A la lecture des premières lignes, une envie irrésistible de continuer. 

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Extrait de « Toto, 30 ans » de Samuel Lévêque :
« Je suis né en 1984, me voici donc dans ma trentième année. Je pense que le moment est venu de parler un peu plus longuement que ne le font de temps à autre les médias généralistes de ce que c’est d’être un jeune français de 30 ans, en 2014. Français lambda. Issu de la classe moyenne inférieure. […] J’ai eu de la chance, globalement, toujours tiré vers le haut, jamais manqué de rien. Plutôt doué à l’école. J’ai eu de la chance de tomber dans un milieu ni sexiste, ni raciste. On m’a toujours appris à poser des questions, à enquêter, à tolérer, à avoir du recul. Face à la différence, on m’a toujours appris à être plus curieux qu’apeuré […] une sorte de privilège, voire un sacré coup de pouce pour l’avenir. »

[C'est également l'occasion de découvrir le blog de l'auteur, récréatif et réflexif, intitulé "Le lancer de galaxie du dentifrice" (ça ne s'invente pas) sur http://zalifalcam.com/]

Au bout de quelques paragraphes : Putain, j’aurais pu écrire ces lignes ! Choix des études, de l’orientation, choix de la culture, de la démocratisation...
Un style fluide, une expérience de vie pas toujours drôle mais une manière de raconter qui fait sourire… parfois jaune.
L’analyse n’est pas très poussée mais le regard est bien conscient, incisif, désabusé mais endurant. Samuel Lévêque dresse le portrait du trentenaire d’aujourd’hui, profil social de l’intellectuel moyen, la course à l’emploi (tiens… je me sens étrangement concernée), le rapport à l’argent, la précarité, les boulots alimentaires, la Crise, les transports en communs, les écarts de génération, le numérique … Un portrait que je trouve assez juste, la preuve que je ne suis pas la dernière survivante de mon espèce. Mais...

Mais ça m’a tout de même laissé une petite boule au ventre cette histoire, derrière mon sourire en coin. Et l’envie de répondre à ce pamphlet. Y apporter une vision positive de notre génération, de ces situations souvent galères, mais somme toute constructives.
+ Certes, il est difficile aujourd’hui de trouver un emploi. Mais parce que nous ne cherchons pas qu’un emploi, n’importe lequel, mais une fonction, une action qui a du sens surtout. Cela s’appelle « l’embarras du choix », de mon choix, j’assume.
+ Si elle ne détruit pas (et je suis sûre qu’elle le peut aussi), la période de chômage est une expérience de vie et de construction de soi incroyable et inégalable. Se remettre en question pour aller de l’avant et finir par accepter ce que l’on est, que l’on ne peut pas plaire à tout le monde. Une zone d’inconfort, une épreuve qui me permet de découvrir des ressources, de développer des capacités et puiser dans une force encore insoupçonnée.
+ Les difficultés personnelles, tout comme la Criiiiise qui secoue notre monde aujourd’hui, peuvent devenir, si l’on y met l’énergie et la créativité nécessaires, un véritable tremplin vers un monde choisi, débarrassé de ses peurs, de ses incohérences.

A observer le monde qui nous entoure, la débâcle des pouvoirs en place et des politiques progressistes, le réchauffement climatique, la montée des haines en tout genre, on peut facilement se laisser aller soit en râlant (champions du monde !), soit en s’arrachant à cette actualité plus que déprimante.
C’est l’objet du dernier numéro du magazine Manière de voir Le monde diplomatique: Changer la vie, mode d'emploi.

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« L’énergie mise par des millions d’individus à résister aux fléaux divers qui menacent l’humanité, leur obstination à imaginer des solutions, à ébaucher les contours d’une société plus juste et plus désirable, leur ardeur à nouer des solidarités pour expérimenter d’autres modes de vie interdisent de désespérer. »
Alors non, je ne suis pas la seule utopiste en ce bas monde, à croire que la difficulté est créatrice d’action, d’innovation et d’amélioration des rapports humains.

Et pour couper court aux rabat-joie et autres complaisants de cette réalité économique morose, sachez que le bonheur peut également être rentable.
L’ouvrage « La France des bonnes nouvelles » rassemble 18 histoires.

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18 aventures économiques basées sur la coopération, la transformation des faiblesses en atouts, l’enthousiasme, le bon sens, l’humain, l’originalité.

 

Pour moi, l’art et les artistes sont les meilleurs ambassadeurs de cette pensée positive. Avec un regard plus que lucide sur le monde et ses travers, ils continuent à créer.
Et comme dirait l’autre :

Créer c'est résister

 

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14 avril 2014

Le BAL au service du regard - Exposition Ponte City

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Créé par les Amis de l’agence de photographie Magnum et présidé par Raymond Depardon, le BAL est un nouveau lieu d’exposition dédié à l’« image-document ». Ancienne salle de bal des Années folles, lieu de rencontres et de plaisirs, sa réhabilitation, depuis 2006 pour une ouverture en 2010, en fait un lieu de vie doté d’un café-restaurant, d’une librairie et à côté d’un square où il fait bon prendre le soleil avant de repartir. Située dans une impasse du 18ème arrondissement, cette institution encore discrète mérite vraiment d’être découverte.

Objectif culturel : Former le regard. Dans notre société saturée d’images, cultiver le réflexe, l’intelligence, l’interrogation des images, les comprendre dans leur contexte de fabrication ou d’exposition.

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En ce moment et jusqu’au 20 avril, s’y déploie l’exposition « Ponte City » par le photographe sud-africain Mikhael Subotzky et l’écrivain Patrick Waterhouse. Elle raconte l’histoire de la plus haute tour de Johannesburg, Ponte City, symbole et illustration en béton armé de l’histoire mouvementée de l’Afrique du Sud.
Conçue au départ comme emblème de modernité et de prospérité sous le régime de l’apartheid, la tour est achevée la veille des émeutes de Soweto en 1976. Son destin bascule. La population blanche fuit ce quartier de Johannesburg et les 54 étages de Ponte City sont investis par des familles immigrées, clandestins, trafiquants de drogue et prostituées. Abandonné, squatté et délabré, des promoteurs immobiliers rachètent l’immeuble en 2007 pour le réhabiliter. La crise financière mondiale met fin à leur projet en 2008. C’est à ce moment et durant 5 années que Mikhael Subotzky et Patrick Waterhouse vont arpenter tous les étages, créer des liens avec les quelques familles restantes, photographier toutes les portes et toutes les vues sur la ville, retracer l’histoire des appartements vidés de leurs habitants.

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L’exposition va au-delà d’une simple présentation artistique, voire politique ou sociologique. Le projet des deux artistes inclut un réel travail d’investigation, d’archiviste et de confrontation de points de vue pour témoigner de l’existence d’un building, d’un symbole, de vies, d’une Histoire.

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La scénographie, très recherchée, est vraiment pertinente. Dans la première salle, des croquis architecturaux du projet initial et des coupures de journaux reproduits en grand format côtoient, et cachent même parfois, les portraits des habitants actuels de la tour, dans l’ascenseur ou à leur fenêtre. Dans la seconde salle, c’est la seconde vie de la tour qui est montrée, celle du projet de réhabilitation, des expulsions, de l’abandon. A travers la mise en scène d’objets du quotidien et de documents personnels et administratifs délaissés, Mikhael Subotzky et Patrick Waterhouse exposent de réelles tranches de vie, tentent de reconstituer l’histoire de ces gens, entre fiction et réalité.

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"Certains de ces récits sont bien réels, pourtant, la notoriété de la tour amplifie toutes les projections
et la malédiction de Ponte City est aussi fictive que l'utopie qui lui a donné naissance."

-M. Subotsky & P. Waterhouse-

 

En résumé, cette exposition est touchante et intelligente à la fois. La mission du BAL est entièrement remplie puisque l’on saisit la pertinence de ces images qu’à travers leur mise en scène. La photographie, même celle du photoreportage, en soi, ne dit rien. C’est ce qu’on va faire de cette image (en l’occurrence la confronter à d’autres documents ou objets, une exposition) qui va révéler l’histoire, ou du moins une histoire qui est encore en marche.

 

Prochaine expo au BAL du 30 avril au 11 mai : L’ « inquiétante étrangeté » des portraits et autoportraits de Kourtney Roy…

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04 mars 2014

Happy Show, un rayon de soleil qui donne la banane !

Vous avez peut-être vu cette affiche dans le métro ?

affiche Happy Show

C’est celle de l’exposition Happy Show, à la Gaîté Lyrique (lieu dédié aux cultures numériques) jusqu’au 9 mars. Aussi fourmillante qu'étonnante, aussi intelligente que divertissante.

Carte blanche a été laissée au graphiste et designer Stefan Sagmeister (dont vous connaissez certainement le travail sans le savoir : pochette de disque des Rolling Stones, Lou Reed…). Artiste complet, passionné par les lettres, les mots et les listes de choses à faire, son œuvre est multiforme. Et surtout très personnelle, tirant sur la poésie, l’imaginaire et le plaisir de créer.

A partir de ses propres réflexions et expérimentations, il invite le visiteur à se questionner activement sur la notion BONHEUR : ce qui nous porte, nous emporte, nous tourbillonne. Nous épanouie, nous chérie, nous envie.

Stefan Sagmeister y livre en effet beaucoup de lui-même, partageant avec le visiteur les conclusions auxquelles il est parvenu, ses doutes, ses espoirs et ses bonbons préférés ! La réflexion est cependant laissée ouverte dans la mesure où je suis, à coup sûr, la seule spécialiste mondiale de mon propre bonheur.

Stephan-Sagmeister-The-Happy-Show-5

 

Un message à l’entrée de la visite est catégorique : ne vous attendez pas à ce que cette exposition vous rende plus heureux (d’ailleurs, dans la quête du bonheur, il s’avère que « s’attendre à moins est une bonne stratégie »). Du début à la fin, on surprend pourtant le sourire, intérieur, malin et bienveillant, s’accrocher à nos lèvres.

L’espace est conçu comme un parcours initiatique. Les murs jaunes vifs sont ponctués de textes écrits à la main (jusqu’aux toilettes !), de photos, d’installations, de films, de vélo, de boules de gomme.

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La visite est largement participative, ludique et drolatique. A l’entrée, un distributeur de cartes invite à faire une chose qui, peut-être, vous aidera dans votre quête.

Celle que j’ai reçue me correspond très bien :)

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Voici quelques maximes retenues de-ci de-là :

  • If I don’t ask, I won’t get (Si je ne demande pas, je n’obtiendrai pas).
  • Me plaindre n’améliore jamais mon humeur, et agace les gens autour de moi. Mieux vaut agir et oublier.
  • Do the first step (Faites le premier pas).
  • Trying to look good limits my life (Vouloir faire bonne impression limite ma vie).
  • Avoir du culot

La recherche du bonheur s’avère être une démarche paradoxale : une nécessaire introspection (mieux je me connais, mieux je pourrai répondre à mes besoins) accompagnée d’une essentielle ouverture au monde (aller vers l’autre, donner, échanger). Revient également souvent l’idée que le bonheur est le fruit d’un travail, d’un entrainement qui pourrait se comparer à celui d’un sportif, que la passivité ne mène à rien. Que le bonheur est une activité… à temps plein !

 

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D’ailleurs, je me dépêche de terminer cet article car l’expo se termine dans quelques jours seulement. Et pour commencer à mettre en œuvre ces précieux conseils, courez-y viiiiite !

Même si vous n’y allez pas, vous pouvez y participer : Dessinez un animal qui vous fait penser au bonheur.

Voici le mien (et on ne se moque pas des talents limités de la rédaction SVP !)

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05 décembre 2013

Une étape au coeur du festival Némo

Ce mardi 3 décembre, une soirée pas ordinaire m’attend à la maison des arts de Créteil, pour un concert-audiovisuel-expérience-scénique inédite et drôlement alléchante.

festival nemo

Organisé par Arcadi, dispositif de soutien à la création en Ile de France, le Festival Némo est dédié aux arts numériques, et plus particulièrement aux musiques exploratoires, à la performance audiovisuelle et aux installations multimédias.

Ca y est, je sens que j’en ai perdu quelques-uns… Moi aussi, à une certaine époque, ce jargon informatico-artistique aurait éveillé en moi l’ombre d’un haussement de sourcil.

Mais parfois, nos yeux parcourent un texte sans trop y croire, et des expressions telles que « virée immobile » (ça tombe bien, pas trop les moyens de partir en vacances), « lumières tridimensionnelles et architecturales » (wouhaaaa, on peut faire ça ?), ou encore « course en territoire musical inexploré », et "tilt", une petite étincelle de curiosité éclaire notre œil blasé. Alors allons-y, comme ça, pour voir. Pour voir ce que la création artistique vivante nous propose aujourd’hui.

Parce que lorsqu’on parle d’art numérique, que ce soit musical (depuis Jean-Michel Jarre à Wax Tailor, en passant par Moby) ou cinématographique, on connait. Mais sur scène, c’est déjà moins évident de se faire une idée.

Me voilà donc à la Maison des Arts de Créteil (un lieu qui a fait tourner mon GPS en bourrique), traversant cette aventure seule et ne sachant pas trop à quoi m’attendre.

La soirée se déroule en deux parties, deux univers proposés, que je vais tenter de vous décrire.

 

Première partie : Satori

Satori

Concert audiovisuel de et avec Etienne Jaumet à la musique et Félicie d’Estienne d’Orves pour la scénographie.

Dans un coin de la scène, un homme jongle avec six ou sept claviers numériques et autres boites à sons, et même un saxophone. La musique est… étrange… évolutive, on se croirait en plein film de science-fiction. Je ne suis vraiment pas une référence en matière musicale, alors je me laisse emporter, sans essayer de comprendre.

Sur la scène, des panneaux rectangulaires verticaux élaborent une chorégraphie, au rythme de la musique. A moins que ce ne soit la musique qui évolue en fonction du décor... En tournant sur eux-mêmes ces panneaux forment des compositions géométriques ou anarchiques, faisant danser à leur tour des faisceaux lumineux projetés vers  les spectateurs (les fameuses "lumières tridimensionnelles et architecturales").

Bref, ce n’est pas facile à décrire, alors j’ai trouvé des photos sur le net. Mais sorties de leur contexte, je ne suis pas sûre qu’elles soient représentatives de l’expérience globale.

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Deuxième partie : Suntitled

Cette performance musicale est le résultat surprenant d’une rencontre entre le groupe Limousine (« pop minimale et spatiale d’un groupe avec qui on ferait bien la sieste » Les Inrocks), le plasticien Bertrand Planes et le régisseur multimédia Benoît Simon. L’originalité réside dans la conception de la scénographie, incluant les gradins des spectateurs. Le public est en effet littéralement emporté au coeur de la musique grâce aux installations lumières qui, au-delà de la scène, débordent dans les gradins. A un moment donné, une épaisse fumée a envahi l’ensemble de la salle, tandis qu’une brise d’air venait nous caresser le visage. On se serait cru à bord d’un véhicule volant, embarqué pour un road trip sensoriel à travers les nuages... Je vous laisse imaginer...

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Cette soirée était donc une expérience plaisante et surprenante, pas si étrange que ça non plus, mais qui laisse percevoir une nouvelle manière d’aborder la scène et son public.

Avis aux amateurs pour l’année prochaine !

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29 août 2013

Tailler la route

Ce texte est un jeu. Déjà parce que je me suis beaucoup amusée à l’écrire, et que vous, chers lecteurs, pouvez participer.
Je l’ai écrit en utilisant les vers d’une chanson
(tous !) que j’aime beaucoup, et collait bien avec l’esprit de cette aventure. A vous de les découvrir au fil des phrases (dans le désordre, sinon c’est trop facile). Et le premier à me citer (par téléphone, mail, FB ou commentaire) le refrain de cette chanson (non utilisé dans le texte) gagne… une douceur bretonne !

 

Ce voyage en Bretagne est le fruit d’une rencontre et le tournant d’un chemin.

Car depuis quelques temps, je la sens, cette envie pressante. Celle qui vous prend les jambes et vous emmène. Plus ou moins loin. Il est vrai que ce frémissement n’est jamais qu’à quelques pas de l’ébullition et qu’il suffit de peu d’élan pour que je me lance dans l’aventure. Mais cette fois je l’entends comme un son nouveau, un frisson courir sur ma peau.
Un minimum de préparation, un sac à dos, de bonnes chaussures, un billet de train et quelques bonnes adresses. L’itinéraire : le Finistère Sud par le sentier des douaniers (GR 34), une boucle à partir de Quimper, de Douarnenez à Loctudy. Et roule ! … enfin marche plutôt !

 

carte pointillés

Au rythme d’un tout petit 3 km/h qui invite à la passion, la côte de Douarnenez à la Pointe du Raz est sublime. Sauvage, elle se laisse difficilement approcher. L’eau turquoise s’offre au regard… mais pas aux pieds (qui en auraient pourtant bien besoin). Les goélands se moquent de nous. Tel Icare, je rêve que me poussent des ailes dans le dos. Mais sur le dos seul s’accroche et pèse le sac à dos (environ 14 kg). Mais bousculant les fatigues, je suis surprise par l’endurance de l’être. Chaque jour il devient plus fort. Dans chaque partie de mon corps, le désir d’aller plus loin pousse mon âme vers l’avant. Mon genou droit l’a beaucoup moins bien vécu que le reste d’ailleurs. Sourdement, la douleur s’étend tout au long de ce chemin sinueux, qui monte et qui descend continuellement. Ca cogne là-dedans ! Mais je ne réponds pas à cette basse trahison de la rotule !

 

côte Douarnenez-Pointe du Raz light

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[ça c'est pour faire baver ceux qui disent qu'il pleut toujours en Bretagne... même si la ligne suivante s'annonce humide]

 

Et de loin en loin, le bout du monde se rapproche. Après une douche tombée sans avertissement au niveau de la baie des Trépassés (il fallait bien que ça arrive après 4 jours radieux), on avance vers cette pointe inhospitalière. Sur ce rocher balayé par les vents, je me déroule les tripes tellement c’est beau. L’écho de la haute mer me revient. On a beau savoir que l’on peut naviguer sur l’océan, les hommes sont quand même fous d’en avoir eu l’idée. Mais la curiosité de l’Humain est peut-être sa plus grande qualité. Celle qui lui permet d’aller à la rencontre de l’autre, et de lui-même. Celle qui, pas à pas, accompagne les fous battements de mon cœur.

pointe du van lightPointe du Van

20130720_172200 lightPointe du Raz

 

Comme l’escargot, avec sa maison sur son dos, la grande expérience de ce voyage sera l’itinérance. Notre quotidien : marcher 15 à 20 km par jour, boire, manger (des choses étranges parfois) et dormir (dans une tente minuscule mais bien confortable). Alors que sorties du tempo de la cadence urbaine et quotidienne, ces plaisirs simple de l’existence, voire primaires, se laissent d’autant plus apprécier quand ils ne sont pas acquis. Sans limite, je défends ce style de vacances, je vous chante cette musique, cette rupture nécessaire à l’équilibre, ce retour aux sources, cette évasion. Une illusion aussi, qui me promet monts et merveilles, car je suis bien consciente qu’il faut vivre au sein d’une société régie par d’autres lois, d’autres besoins, d’autres instincts. Mais on relativise beaucoup de choses malgré tout.

Quand une marée de triple croches, l’orage et son contingent d’éclairs, de tonnerre et de pluie, s’abat sur notre toile de tente, l’abri chétif se transforme en forteresse. Il bouscule mon sommeil, mais j’aime quand la nature nous remet à notre place et déploie sa force (enfin, tant que ça ne cause pas de morts bien sûr). Et lorsqu’au matin le ciel est apaisé, le soleil montre sa clémence, comme chaque jour, il me ramène la vie.

 

festin lightUn véritable festin de fruits secs!

 

sèche linge lightLe sèche-linge

P1040017 lightLa tente camouflage (saurez-vous la trouver? ... suivez le linge qui sèche)

 

Après 5 jours de marche, une pause douceur s’impose : nous voguons vers l’Ile de Sein. Sur cette terre serpentant au milieu des eaux, et donnant dans sa propre mesure (2 km de long, point culminant à 9 mètres), nous offrons à notre corps, une pause bien méritée. Après l’ascension du phare et ses 250 marches (tout de même) du haut duquel nous apercevons des dauphins, la lecture au bord de l’eau, bruit des vagues et soleil caressant, est l’activité la plus romanesque du monde. Le restaurant de poissons est également le summum du luxe culinaire des vacances !

 

 A l'attaque lightEt un autre festin dans un restaurant de poissons sur l'Ile de Sein

ile de sein lightImage de carte postale

ile de sein 2 lightLe phare!

ile de sein 3 lightMarée basse

Les jours se succèdent et le paysage continue à se déployer sous nos yeux jamais las. Dans le sens de marche que nous avons choisi, les chemins s’attendrissent, cicatrisant toutes les blessures (le genou droit préfère nettement les terrains plats). C’est comme si toutes ces heures de marche étaient une épreuve imposée par le paysage. Passée la souffrance, nous pouvons poursuivre notre route dans la douceur des vallons et la volupté des vagues. Parce que les pauses baignades sont fréquentes. Les plages bretonnes, en ce mois de juillet 2013 offrent aux estivants des eaux calmes, chaudes et translucides. On se croirait aux Seychelles !

plage 1 light

plage 1 light

coucher de soleil

 

Ce périple aura été marqué par des rencontres : simples, inattendues, agréables et toujours bienveillantes.  Tout a commencé à Quimper chez un couple de coachsurfers qui nous ont accueilli sur leur canapé, nous ont préparé le dîner et le petit déj comme si nous étions amis. Ce système basé sur la confiance et la réciprocité devrait régir le monde (oui je sais, je crois encore au monde des Bisounours… mais apparemment je ne suis pas la seule Bisounours de ce bas monde, alors tout espoir n’est pas perdu !). Nous les avons revu à la fin de notre périple pour le festival de Cornouailles. Une journée un peu folklorique et un fest noz très bon enfant, même si ça fait mal au petit doigt.

Nous avons également, un jour de grande soif et d’étape interminable, pénétré à l’arrière d’une maison (avec pancarte « propriété privée, défense d’entrer) pour demander un peu d’eau. Et le monsieur, seul dans sa grande maison accrochée à la falaise, a eu la gentillesse de nous offrir quelques litres d’eau minérale, sans même paraître fâché ou étonné de notre présence à sa fenêtre.

Un collègue à qui j’avais raconté mon projet de vacances avant de partir m’a également proposé de passer planter notre tente sur son terrain à Loctudy. Nous avons partagé des maquereaux grillés au feu de bois et de jolis moments familiaux.

maquereaux grillés light

C’est également chez lui que nous avons rencontré des amis vivant à Quimper, et nous proposant, dès les premières minutes de discussion, de passer chez eux planter notre tipi dans leur magnifique jardin (qu’on avait peur de faire des trous dans leur pelouse) à Quimper. Ca a été l’occasion de longues discussions sur les traditions bretonnes toujours aussi vivantes et tournées vers la modernité, de rencontrer un perroquet nommé Tango, et de quelques morceaux d’accordéon bien sympas !

tango lightManque plus que le cache-oeil et la jambe de bois (ah non ça j'avais déjà!)

La plus anecdotique de ces rencontres a été celle avec Fred, quand on s’est retrouvé sans camping et sans plan B un soir près de Tréméoc (dans les terres, à des kilomètres de notre point de départ ou de notre prochaine étape). Celui-ci, tout bourré qu’il était, nous a proposé son jardin (et sa propre tente), une douche (malgré l’indignation de sa copine), une bière, et c’était bien sympa… quoiqu’un peu sous tension.

20130728_073739 lightUn joli jardin breton décoré... de boules à facettes!

En tout cas je tiens à remercier toutes ces personnes pour leur hospitalité et ces moments authentiques que nous avons partagés.

Merci aussi à Axelle pour cette idée merveilleuse de tailler la route, pour sa bonne humeur et sa fraîcheur. On remet ça quand tu veux ma cocotte, jusqu’à ce qu’on ne puisse plus marcher après nos 103 ans !

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17 février 2013

Deux groupes à découvrir d'urgence!

SKYZOFREN

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De la poésie chantée, du slam un peu rock, une voix agréable et des musiciens qui participent à nous faire entrer dans l’univers unique en son genre de Damien Noury. Ce dernier est l’auteur de ces textes sur le thème de la schizophrénie, comme une sorte de thérapie à la fois personnelle et sociétale. Pas de panique, rien de trop tiré par les cheveux. J’ai d’ailleurs remarqué que les slameurs ont l’art de raconter des choses compliquées de manière très simple. Skyzofren joue avec cette idée de la dualité de l’être, des uns et des autres : la difficulté, parfois, à trouver sa place au sein de la société (avec une très bonne reprise de La Marseillaise !), ou encore les petites voix du bien et du mal qui souvent s’affrontent dans notre tête. Je dévoile à peine la moitié du propos tellement les textes sont riches.

A vrai dire, je vous conseille d’aller voir par vous-mêmes. Je me dépêche même d’écrire cet article car des places sont en ce moment en vente ICI.

Je n’ai pas trouvé d’extrait sur Internet pour vous faire écouter, mais il paraît qu’il enregistre un album en mai. J’essaye de garder l’info dans un coin de ma tête et de vous tenir au courant.

En attendant, ne manquez pas de le voir en live, ça ne laisse pas indemne.

 

KELEM

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jasmin rouge

Seconde découverte musicale d’une soirée riche en surprises.

Encore de la poésie chantée, mais cette fois du slam en forme de rap. Du rap plus musical (avec de nombreux musiciens : beatmaking (je découvre le nom de cette étrange boîte à musique), contrebasse, batterie et percussions) et des paroles plus subtiles quoi.

Nebil Daghsen, avec son énergie communicative, nous transporte en Tunisie et ailleurs. C’est coloré, c’est chaleureux, tendre et généreux.

Pour en savoir plus, vous pouvez découvrir le groupe Këlem sur leur très beau site, l’écouter sur Deezer et même télécharger l’album Jasmin rouge sur Itunes.

Mon avis reste que c’est une musique (comme toutes finalement) faite pour être découverte en live.

 

 

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11 février 2013

Le repas des fauves: quand la barbarie s'invite à votre table

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D’après le scénario de Vahé Katcha (1964)
Adaptation et mis en scène de Julien Sibre

Des amis très attentionnés m’ont offert récemment des places pour cette pièce. C’était au théâtre Michel depuis le mois de septembre, et actuellement en tournée.
« Le repas des Fauves » a récolté de très bonnes critiques puisqu’elle a reçu 3 Molières en 2011 (meilleure pièce du théâtre privé, meilleure mise en scène et meilleure adaptation).

Le pitch : Paris sous l’occupation allemande (ça commence bien). Une jeune femme (interprétée par Caroline Victoria ; si sa voix vous dit quelque chose, ne vous prenez pas la tête comme moi pendant 2 heures, je vous le confie : elle est la doublure française (parmi beaucoup d’autres) de Claire Danes depuis « Roméo + Juliette » et plus récemment dans la série « Homeland »). Donc elle fête son anniversaire avec des amis, quand deux officiers allemands sont abattus au pied de l’immeuble. La Gestapo envahi alors le bâtiment et prend deux otages par appartement. Par « charité », le commandant qui dirige l’opération accorde à ces amis la possibilité de choisir eux-mêmes les otages. Ils sont 7, il reviendra au dessert…

« Maintenant vous avez un sujet de conversation. »

La pièce est portée par des comédiens chevronnés et énergiques, parfois trop (on a parfois l’impression qu’ils surjouent et ça nuit un peu à l’émotion). En fond de scène, un écran diffuse des images (dessins animés en nuances de gris de Cyril Drouin et images d’archives) de l’extérieur de l’appartement. Le traitement est singulier, particulièrement esthétique et rend bien la noirceur de la situation.

Une très belle pièce à suspens, qui fait rire (souvent jaune) et trembler. En tous cas qui ne laisse pas indifférent et fait parler et réfléchir bien après la tombée du rideau.

Et moi, qu’est-ce que j’aurais fait… ?

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29 novembre 2012

De l'art de vivre Ensemble

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La Bolivie nous a reçus les bras ouverts. L'accueil y est chaleureux. Les guides touristiques parlent de la rudesse du climat et de la rudesse des gens de l'Altiplano. J'y ai vécu un mois chaud et ensoleillé sous tous rapports ! Le meilleur accueil dont on puisse bénéficier, celui du cœur, de la curiosité aussi, mais toujours celui du respect, sans jugement. Quelques exemples de cet accueil chaleureux et simple à la fois dans le village de Palomar où nous avons été hébergé, au sein de l’internat :

Dès notre arrivée, le directeur (un homme important) a fait lui même le ménage des toilettes (le grand luxe !). Les jeunes internes (tout ce qu’il y a de plus… adolescent) ont dormis à plusieurs dans un lit pour nous laisser le leur (et cela sans nous le faire remarquer, jusqu'à ce que l'on s'en rende compte par nous-mêmes en comptant le nombre de lits manquants… les nôtres !). A la « cantine » on nous a servi la nourriture en quantité. On se souviendra des ces assiettes de soupes énooormes que nous étions toujours les dernières à finir, seules assises sur notre planche de bois ! Lors des Fiestas Patrias (fêtes nationales), nous avons partagé le repas avec les professeurs (des gens importants, un honneur) et l’on a mis à notre couvert des verres et du soda, alors qu’eux-mêmes ne boivent pas à table.

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On n’a pas toujours conscience de ces attentions sur le coup, mais c’est ce qui démontre le soin que l’on porte à une personne, même si on ne lui adresse pas la parole parce qu’on ne parle pas la même langue.

 

L'accueil en Bolivie c'est aussi celui des sœurs d'Azangaro. Elles ont une dévotion envers les autres à vous couper le souffle, mais sans qu'aucune gêne ne s'installe pour autant. Les relations qui règnent dans cette maison sont saines et simples. La paix règne, la bonne humeur et le plaisir l'accompagnent. Jamais je n'oublierai ces femmes et le travail qu'elles accomplissent. C'est grâce à des personnes comme elles que le monde tourne encore rond et tend à être meilleur encore.

 

Partir un mois avec des personnes qu'on ne connait pas, et pour vivre dans des conditions que l'on connait encore moins est déjà une aventure, et cette appréhension est peut-être ce qui fait que ça fonctionne. Les caractères mis à nu font en sorte d'être compatibles pour la réussite du voyage et de la mission, pour le bonheur des enfants, pour le respect de ceux qui nous soutiennent. Dans ces conditions de vie inhabituelles et un peu difficiles, c'est le meilleur de nous-mêmes et des autres qui s'affirme. A méditer lors du retour à la maison, de la routine et des tracas quotidiens.

POTOSI 2012 (77)

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22 septembre 2012

Une expérience à vivre

Affiche light

 

La vie est souvent une question de rencontres et d'échanges, d'opportunités et de timing. Partir en Bolivie pour un mois solidaire auprès des enfants, découvrir la vie quotidienne des paysans de l'Altiplano, si cette occasion se présente : FONCEZ ! Le temps de calculer deux ou trois variables (relationnelles, temporelles, monétaires… par exemples) et la décision est prise.

La "formule " proposée par l’association COLA n'en est justement pas une. Tout est fait, de la base jusqu'au retour pour mettre en valeur notre propre projet : idées, énergie, synergie. C'est professionnellement et personnellement très valorisant et constructif. Monter un dossier, rechercher des financements, répondre aux financeurs éventuels, tout est cadré, mais pas trop, suffisamment pour que ça fonctionne en tous cas.

Le verdict post retour : c’était génial, à tous les niveaux.
En exclusivité, vous pouvez aller voir l’album photos Bolivia (en bas à gauche de la page). Quelques photos non exhaustives de ce voyage au plus proche de l'humain... quoi qu'un peu irréaliste parfois! Un pays à découvrir, les yeux bien ouverts et le cœur béant.

Posté par sindd à 17:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]